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dimanche 4 août 2024

Le mystère

Le mystère dans le christianisme est un fait qui relève de l'histoire du salut. 

Le Nouveau Testament, et particulièrement saint Paul, 

emploie le terme « mystère de Dieu » (Col 2,2) pour parler de « toute l'histoire sainte, 

depuis la venue du Christ ici-bas jusqu'à sa parousie. 

L’Évangile est la révélation de ce mystère [...] ». 

Le mystère, dans la foi chrétienne, n'est pas ce qu'on ne peut comprendre, 

mais ce qu'on n'a jamais fini de comprendre, 

et qui ne peut être compris de façon ultime que dans la foi.


La parousie est un concept de la théologie chrétienne qui désigne originellement à la fois la présence invisible du Christ dans le monde depuis la création et son retour sur la Terre à la fin des temps. Avec les années, la notion s'est limitée à sa signification eschatologique, c'est-à-dire, à la fin des temps, la « seconde venue » du Christ sur la Terre, la première étant sa naissance. Cette venue définitive se distingue de la Résurrection de Jésus, qui comporte une double promesse, celle de la venue en gloire (sa parousie) et celle de la résurrection des morts.

Chez les chrétiens des premières générations, la parousie est une constante de la prédication apostolique. Paul de Tarse, dans la Première épître aux Corinthiens, écrite vers 55, espère être encore en vie au moment de la parousie, à tel point qu’il conclut sa lettre par l'exclamation maranatha, « Viens, Seigneur ! » (1 Co 16:22), également présente à la fin de l'Apocalypse (Ap 22:20). C'est également un thème récurrent dans les Actes des Apôtres, écrits une cinquantaine d'années après la Crucifixion, à une époque où la mort des premiers chrétiens commence à soulever des questions sur l'imminence de cette « seconde venue » et sur le sort des corps et des âmes.


La Tradition reprendra ce terme de mystère pour l'appliquer aux sacrements, comme l'Orient le fait encore : l'expression « Saints Mystères » est utilisée en Orient pour désigner les sacrements, et en premier lieu l'Eucharistie. On parle aussi communément de mystère pascal pour désigner la rédemption opérée par la mort et la Résurrection du Christ.


En Occident, le terme grec mysterion sera traduit par les Pères Latins par sacramentum.


Dans la Bible

Le mot grec mysterion est particulièrement présent dans les Épîtres de Paul. On parle de mystère de Dieu, de mystère du Christ (Col 4,3 ; Ep 3,4), du mystère d'iniquité (2 Th 2,7).


Catholicisme


La théologie catholique distingue:

Les mystères naturels dont nous pouvons connaître l'existence et le contenu par analogie.

Les vérités qui ne sont révélées que par Dieu dans l'histoire du salut.

Les vérités inaccessibles.

La Trinité, l'Incarnation, la Rédemption, sont des mystères selon les dogmes catholiques.


Le catéchisme de l'Église catholique


Le mystère de la foi

« Il est grand le mystère de la foi. L'Église le professe dans le Symbole des apôtres. Elle le célèbre dans la liturgie sacramentelle afin que la vie des fidèles soit conformée au Christ dans l'Esprit Saint à la gloire de Dieu le Père. Ce mystère exige donc que les fidèles y croient, le célèbrent et en vivent dans une relation vivante et personnelle avec le Dieu vivant et vrai. Cette relation est la prière ».


Le mystère de Dieu

« Le mystère de la Très Sainte Trinité est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne. Il est le mystère de Dieu en Lui-même. Il est donc la source de tous les autres mystères de la foi, lumière qui les illumine. Il est l'enseignement le plus fondamental dans la "hiérarchie des vérités de la foi". "Toute l'histoire du salut n'est autre que l'histoire de la voie et des moyens par lesquels le Dieu vrai et unique, Père, Fils et Saint-Esprit, se révèle, se réconcilie et s'unit les hommes qui se détournent du péché (cf. Directorium Catecheticum Generale DCG47 : " l'Église enseigne que le Dieu unique et véritable, notre Créateur et Seigneur, peut être connu avec certitude par ses œuvres grâce à la lumière naturelle de la raison humaine ") »6.


Le Mystère de l'Église

Henri de Lubac dans Méditation sur l'Église, puis le concile Vatican II, dans son premier chapitre de Lumen gentium, sont consacrés à l'Église comme mystère, dans le sens de favoriser la compréhension du lien entre le Christ et l’Église7.


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